Le réalisateur s'est éteint à l'âge de 92 ans. Il n'avait cessé, tn
pas cher dans son œuvre, de dénoncer les périls encourus par la démocratie de son pays.
Le cinéaste Francesco Rosi s'est éteint samedi matin, à Rome, à l'âge de 92 ans, très affaibli par une bronchite. Sa dernière apparition publique remonte à octobre, quand il s'était rendu au Quirinal pour une projection du film de Mario Martone sur le poète Leopardi Il Giovane Favoloso, à l'invitation de Giorgio Napolitano. Le chef de l'État, originaire comme lui de Naples et qui avait fréquenté le même lycée, a salué «l'ami de toute une vie, qui a su représenter dans ses films la rigueur et la vigueur de la réalité italienne dans ses tournures les plus subtiles». Pour Paolo Sorrentino, «il a été l'un des rares auteurs en mesure de créer des mondes». Ettore Scola, lui aussi, était très proche: «Il me faisait lire ses scénarios, et moi de même. Depuis dix ans, nous nous téléphonions chaque matin pour échanger nos idées. Il était élégant dans sa pensée comme dans sa mise. Il nous manquera. Nike tn Notre génération a changé l'Italie.»
Des films «tranchants»
Francesco Rosi a excellé dans la dénonciation énergique de la corruption, des scandales et des innombrables délits qui affligent la démocratie italienne. Son leitmotiv, «le cinéma est la réalité», traduit ses préoccupations. Après des débuts comme assistant de Luchino Visconti dansLa terre tremble (1948), il réalise en 1958 son premier film, Le Défi, qui raconte l'histoire de l'ascension et de la chute d'un contrebandier de cigarettes sur les marchés de Naples. Francesco Rosi affirme son style dans les deux films suivants. Salvatore Giuliano(1962) lève le voile sur l'assassinat mystérieux d'un bandit qui menaçait l'ordre social en Sicile. En 1963, Nike
Tn pas cher Main basse sur la ville lui vaut un lion d'or à Venise. C'est une analyse.
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